www.moliere.com
19sept/120

Coup de coeur policier ! “Les apparences” de Gillian Flynn (éd. Sonatine)

Après Sur ma peau et Les lieux sombres, Gillian Flynn embarque au plus profond des méandres tortueux de l'esprit humain, pour un voyage aux confins de la folie, dans un thriller aussi paranoïaque qu'hypnotique. Elle met en scène une histoire d'"amour" terrifiante, d'une complexité abyssale, où jeux de dupes et de miroirs, masques, attentes conjugales et péché d'orgueil composent un cocktail détonant et dévastateur. Vous dévorerez compulsivement  ce polar envoûtant, foisonnant et fertile en rebondissements. Gillian Flynn confirme sans conteste une voix singulière et puissante dans le paysage du roman policier.

Caro

G. Flynn, Les apparences, éd. Sonatine, août 2012, 569 p. (24,95)  ISBN : 9782355841170

17sept/120

COUP DE COEUR : “L’incroyable histoire d’Halcyon Crane”

Ni réellement un roman policier, ni vraiment une histoire d'amour, mais plutôt un excellent mélange des deux, légèrement teinté de spiritisme et de fantastique.

Un vrai roman d'ambiance et d'atmosphère à tendance gothique dont l'intrigue ne nous lâche pas avant la dernière page !

Un roman inclassable !!!

L'incroyable histoire d'Halcyon Crane, Wendy Webb, Le Livre de Poche, 380 pages, 7,85€

ISBN : 9782253162452

Julie

13sept/120

Coup de coeur ! “Le cas Sneijder” de Jean-Paul Dubois (éditions Points )

La plume magnifique de Jean-Paul Dubois dessine, tout en nuances, le portrait d'un homme, qui, rescapé miraculeusement d'un accident d'ascenseur, apprend à "composer avec l'inacceptable". Tel un équilibriste, il oscille entre tragédie et comédie, et introduit une réflexion philosophique lumineuse au sein de la description d'un quotidien à réinventer. Le cheminement de ce héros désabusé ne peut que toucher et creuser la question suivante : être en marge de la société actuelle n'est-il pas finalement une preuve de lucidité ? Brillant et interpellant.

Caro

J.P. Dubois, Le cas Sneijder, éditions Points, sept. 2012. (233 p. ; 6.70 €)

ISBN : 9782757830024

10sept/120

Coup de coeur ! “Grand maitre” de Jim Harrison

Un faux roman policier sur l'apprentissage de la vieillesse par un héros touchant !

Dans ce nouveau roman, Jim Harrison nous invite à découvrir l''inspecteur Sunderson, fraîchement retraité, qui se lance, avec sa jeune disciple Mona, à la poursuite d'un gourou accusé d'extorsion d'argent et attiré par les jeunes filles. L'auteur, qu'on ne présente plus, convie son lecteur à un formidable périple à travers les Etats-Unis, du Michigan au Nebraska en passant par l'Arizona.

Caroline

Harrison, Jim, Grand maître, Ed. Flammarion, 350p., 21€

ISBN: 9782081262089

10sept/120

Coup de coeur ! “Printemps barbare” d’Héctor Tobar (Belfond)

Printemps barbare est LE roman de Los Angeles, dense, riche en péripéties, palpitant et quasi-picaresque. On imagine d'ailleurs  aisément une adaptation cinématographique. En outre, c'est toute une réflexion sociétale que nous propose l'auteur, à travers les trajectoires de différents personnages, campés dans toute leur complexité.  On assiste, parfois avec effroi, à l'enchaînement funeste des événements  et l'on observe les protagonistes subir des enjeux qui les dépassent, et endurer la violence implacable et sans nuances de l'opinion publique, véritable machine à broyer les êtres. Un roman d'une grande force.

Caro

 H. Tobar, Printemps barbare, Belfond, août 2012. (468 pages ; 25.40 €) ISBN : 9782714450838

7sept/120

Coup de coeur ! “Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel” (M. Rubinstein ; éd. A. Michel)

 

Après Le journal de Yaël Koppman, Marianne Rubinstein nous livre une belle et lumineuse évocation de la quarantaine, résolument tournée vers l'avenir et sous l'égide de l'écriture, plus que jamais nécessaire et toujours salvatrice.

Caro

M. Rubinstein, Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, A. Michel, août 2012. (196 pages ; 18.80 €)

ISBN : 9782226242983

7sept/120

Coup de coeur ! “branta bernicla” (P. Guillet ; Verticales)

Ironique, moqueur, lucide, naïf parfois (faussement ?), tel est le regard que porte Simon - alias Pascal Guillet, l'auteur - sur son métier de trader à Londres. On est loin de la satire facile et manichéenne avec ce premier roman édifiant et souvent furieusement drôle, malgré (ou précisément grâce à) l'évocation d'un microcosme saisi jour après jour, pendant une semaine, dans la répétition de ses travers. Décapant !

Caro

P. Guillet, branta bernicla, Verticales, sept. 2012. (196 pages ; 16,90 €) ISBN : 9782070138470

7sept/120

Coup de coeur ! “Mr. Peanut ” (A. Ross ; 10-18)

Dans ce roman à la construction virtuose, qui entrecroise trois histoires de couple, Adam Ross ausculte les moeurs maritales , véritable creuset de sentiments extrêmes et antagonistes. Sont mises à nu toute l'ambivalence, la complexité et l'inévitable part obscure du mariage. Puissant et brillant, Mr. Peanut ne laissera certes pas indifférent et ravira entre autres tous les amateurs d'Alfred Hitchcock.

Caro

A. Ross, Mr. Peanut, 10-18, sept. 2012. (569 pages, 11.10 €) ISBN : 9782264058942 

 

27août/120

Coup de coeur policier ! “Dernière nuit à Montréal” d’Emily St John Mandel

Que celui qui pense encore qu’un roman policier ne peut être qualifié de littéraire découvre au plus vite Dernière nuit à Montréal d’Emily St John Mandel. Dans ce livre, l’auteur nous présente les destins entrecroisés de personnages que tout semblait opposer au départ. Elle nous raconte tout d’abord l’histoire de Lilia, enlevée par son père à l’âge de 7 ans, dont la cavale dura une dizaine d’années et se solda par l’incapacité à rester plus de quelques mois au même endroit. Ensuite celle d’Eli, étudiant en linguistique spécialisé dans l’étude des langues mortes, qui a vécu 3 mois avec la jeune femme à New-York avant que celle-ci ne disparaisse sans rien lui annoncer. Finalement, Emily St John Mandel nous raconte l’histoire de Christopher, enquêteur, reconverti en détective privé, et de sa fille, Michaela, une jeune femme désorientée.
    Ce premier roman de l’auteure canadienne publié lors de la rentrée littéraire par les éditions Rivages offre une belle réflexion sur la manière dont la langue nous permet de percevoir le monde et sur l’importance des souvenirs et la faculté de la mémoire d’occulter certains évènements pour permettre à l’homme de grandir. Lilia, dont les avant-bras présentent de vagues traces de coupures, ne conserve aucun souvenir de sa mère ni de la vie qu’elle menait avant son enlèvement. L’intrigue du récit se porte alors, non pas sur les raisons qui ont porté le père de Lilia à enlever sa fille, le lecteur le pressentira dès les premières pages, mais sur la découverte par la jeune fille d'une vérité à laquelle il n'est pas toujours facile de faire face!

Dernière nuit à Montréal, Emily St John Mandel, Ed. Rivages/thriller, 236p., 20,45€

Caroline

 

11août/120

COUP DE COEUR La fiancée de Bombay

 

Voici l'histoire romantique de trois jeunes femmes attachantes de la bourgeoisie anglaise qui quittent l'Angleterre pour aller vivre aux Indes en 1928.  Nous sommes à l'époque où Gandhi commence à faire de lui, les velléités d'indépendance du pays et les affrontements entre musulmans et hindouistes commencent.

Nous faisons donc une véritable plongée au cœur des Indes de la première moitié du XXème siècle : les traditions et les coutumes, la vie quotidienne et les nombreux parfums qui s'en dégagent.  Le tout dans l'atmosphère tellement envoutantes et si dépaysante des Indes coloniales !

La fiancée de Bombay, Julia Gregson, Le Livre de Poche, 691 pages, 8,95€

ISBN 9782253164241

Julie