www.moliere.com
5fév/150

Maxime Chattam rencontre son public à la librairie Molière

C'est dans notre pays, à la librairie Molière à Charleroi, que Maxime Chattam a choisi d'entamer un court cycle de rencontres avec des lecteurs toujours plus nombreux. Télésambre était présent pour couvrir cet événement littéraire.

Ce mardi 3 février à 20h, l'un des romanciers à suspense les plus célèbres de France est venu rencontrer ses lecteurs à la librairie Molière à Charleroi. Les places, gratuites mais limitées à 250 privilégiés, ont été distribuées en l'espace de deux jours seulement.

Le Grenier de Molière, cette salle de conférences néo-gothique, réunissait l'auteur et ses lecteurs dans une ambiance tamisée en accord parfait avec celle de sa dernière œuvre. Maxime Chattam a d'abord été interviewé par Julian, libraire spécialisé en histoire et actualité, au sujet de son nouveau roman "Que ta volonté soit faite". Dans cet ouvrage, l’écrivain est sorti des sentiers battus pour plonger le lecteur dans une introspection qui met en question son propre rapport au Mal. Aucun doute : le romancier sait fasciner ses auditeurs comme il le fait avec ses lecteurs. Un silence presque liturgique envahissait la salle pendant qu'il se dévoilait derrière le rideau de scène de ce best-seller. Maxime Chattam a également évoqué ses œuvres favorites, ses techniques d’écriture ainsi que ses projets, et a expliqué qu’il rédige actuellement la suite de « La patience du diable ». Il a fait part de son étonnement chaque fois renouvelé lorsqu’il constate l’engouement pour ses nouvelles parutions, ce qui signifie, selon lui, que cette fascination pour le Mal concerne un très large public.

La séance de dédicaces qui suivait l'interview s’est déroulée dans la frénésie d'une passion partagée pour les récits à frisson. Malgré la foule pressée, la déférence du public envers l'écrivain était remarquable. Les compliments pleuvaient. En dépit d’une sollicitation médiatique extraordinaire et d’un succès prodigieux - rappelons que l'auteur a vendu pas moins de 4,5 millions de livres en France depuis ses débuts, et que ses œuvres sont traduites dans plus de quinze langues -, Maxime Chattam apprécie le contact avec ses lecteurs et accueille avec une grande ouverture leurs questions et réflexions sur son œuvre. Avec pas moins de vingt romans à son actif, ce ne sont pas les interactions qui manquent. Et il prend le temps nécessaire pour consacrer à chaque lecteur la plus sincère attention. Ses fans voient avant tout en lui un auteur qui ne triche pas. De toute évidence, Maxime Chattam doit le succès explosif de son nouveau roman à une plume enténébrée mais pragmatique qui sait comment réveiller la part sombre tapie en chacun de nous. Une rencontre privilégiée, intimiste, qui restera gravée encore longtemps dans les mémoires.CHATTAM05blogCHATTAM01blogCHATTAM02blogCHATTAM03blogCHATTAM04blog

13oct/120

La cité des livres qui rêvent

Avis aux amateurs d’aventures palpitantes, ce livre de Walter Moers est pour vous. Hildegunst Taillemythes, dragon de son état, y raconte sa propre histoire. Après le décès de Dancelot de Tournemire, son parrain en écriture, Hildegunst décide de quitter la Citadelle des Dragons pour la ville de Bouquinbourg afin de retrouver l’auteur d’un manuscrit parfait que lui a légué Dancelot.

Bouquinbourg est la ville par excellence pour qui veut se faire éditer. C’est le siège des éditeurs, écrivains, chercheurs de talents, bibliothécaires et libraires de tout acabit. La ville est en plus construite sur un immense réseau de galeries et des grottes surnommées les catacombes, remplies de trésors littéraires et où règne un danger permanent. Au fil de ses recherches, Hildegunst va croiser d’étranges créatures, des chasseurs de livres rares enragés, des adorables petits êtres non violents, etc.

Assurez-vous d’aménager une plage horaire suffisante car une fois entré dans le roman, on en sort difficilement.

L’objet en lui-même est également magnifique : le texte est truffé de gravures qui rendent l’ambiance encore plus prégnante. A garder en tête comme cadeau de fêtes de fin d’année.

Audrey

La cité des livres qui rêvent, Walter Moers, les Grandes Personnes, 22€, 9782361931865

5juin/120

Fantastique / Coup de cœur : Jumper

Quand un bon livre est adapté au cinéma, il y a toujours un risque que la visibilité du premier soit éclipsée par l'événement, que le film soit bon ou mauvais. C'est un peu ce qui s'est passé avec Jumper, de Steven Gould. Déjà ancien (sorti en 1992) mais jamais traduit avant l'adaptation de 2008, Jumper a été "limité" au scénario du film aux yeux de potentiels lecteurs, alors qu'il ne se base que sur la première moitié avant de devenir beaucoup plus "science-fiction" que l'original.

Jumper n'est pas un bon livre, il est excellent. L'histoire est simple mais prometteuse : un adolescent de 17 ans, battu par son père, solitaire et lecteur compulsif, découvre qu'il peut se téléporter à des endroits qu'il connaît. C'est la découverte, l'expérimentation  et l'utilisation de ce don qui forment la trame du livre, mais différents thèmes viennent s'y attacher : les questions morales autour de l'usage criminel ou superflu de son don, l'alcoolisme de son père, la mort de son grand-père, la confiance en soi et la redécouverte d'une mère fugitive. Gould écrit ce petit bijou en le nourrissant de deux qualités : le détail et la cohérence dans  l'usage du don de téléportation ; le sens moral et les questionnements du héros. Gould y explore la nature humaine et les sentiments qu'abrite tout être, si puissant qu'il soit. Une lecture qui collera vos doigts à la couverture jusqu'à la fin !

 

Quentin

29mai/120

Fantastique : Une nouvelle dystopie coup de coeur !

Tous les sentiments ont été bannis de la Cité, la haine comme l’amour. Ses habitants ont subi une lobotomie afin de garantir la paix. Étiquetés de A, Admirable, à D, Déviant, ils vivent dans une harmonie artificielle.

Pourtant Evie, 16 ans, aime Raffy en secret depuis toujours. Et lorsque le Système ordonne de l’expulser sur les terres des Maudits, elle décide de fuir avec lui. Mais au-delà des murs de la Cité se dresse le plus grand mystère qui soit. Quand on sort du Système, nul ne sait ce qu’il advient de vous…

15mai/120

Coup de coeur bit-lit : la marque du démon

Et une nouvelle très bonne surprise chez Milady ! Un petit bijou oscillant entre policier et fantastique, "Kara Gillian" vous prendra aux tripes et ne vous laissera pas de marbre. A mi-chemin entre Patricia Cornwell (pour le côté médecine légale et enquêtes) et Patricia Briggs (pour les héroïnes à caractère et la profondeur des émotions), Diana Rowland nous propose une sérié haletante où profilage et invocations démoniaques se succèdent à un rythme effréné. Pas besoin d'hésiter, Kara Gillian est ma nouvelle héroïne préférée : un flic consciencieux et humain, qui se transforme la nuit tombée en une invocatrice effrontée mais minutieuse. Comble du bonheur, la suite est déjà parue ! Merci l'éditeur !

 

 

 

 

Quentin

15mai/120

coup de coeur bit-lit (adulte) : Demonica

La bit-lit, c'est à la fois du paranormal et de la romance. Ce dernier thème est particulièrement épicé ici, car l'histoire suit une fratrie d'incubes, des démons fortement portés sur la séduction et ce qui s'ensuit... Mais attention, les scènes torrides ne s'enchaînent pas gratuitement, ce qui est parfois un péché du genre. Ici, une intrigue solide, des personnages bien travaillés et multidimensionnels et un monde démoniaque caché qui ne manque pas d'attraits. On se plapit à explorer les realtions difficiles entre séduction et destinée, entre haine et attraction. Une série à découvrir, donc, pour ceux et celles qui n'ont pas froid aux yeux. Ni ailleurs ...

 

 

 

Quentin

11mai/120

Saint-Maman

Oyez, oyez les enfants!

Voici venu le temps de fêter votre maman. Mais malheureusement pour vous, vous avez passé l'âge des colliers de nouilles, des porte-bics en rouleaux de papier toilette, des cendriers en pâte à sel et autres bricolages dans lesquels resplendissait votre créativité et qui  arrachaient un sourire ému à votre maman.  Heureusement, aujourd'hui, Molière est là pour vous sauver la vie.

Même si, évidemment, votre maman sera toujours heureuse de humer les pages des livres de cuisine, de ménage et autres romans d'amour qui exaltent sa féminité ;  si vous désirez cette année battre le petit dernier de la famille qui trouve toujours le cadeau idéal et vous vole toujours la vedette, voici déjà quelques idées pour vous donner l'inspiration :

Pour la maman psychopathe :

  • "Au delà du mal" (S. Stevens ; Sonatine ; 26,40 €)
  • "Le dévouement du suspect X " (K. Higashino ; Actes Sud ; 21,30 €)
  • "L'Invisible" (R. Pobi ; Sonatine ; 23,95 €)

Pour la maman vampire :

  • "Dark Shadows" (L. Parker ; M. Lafon ; 21,40 €)
  • "Entretien avec un vampire" (A. Rice ; Plon ; 21.40 €)
  • "Le livre perdu des sortilèges" (D. Harkness ;  Livre de Poche ; 9.50 €)

Pour la maman romantique :

  • "Les lettres du mercredi" (J. F. Wright ; City ; 8.30 €)
  • "La vie et moi" (C. Ahern ; Flammarion ; 19.90 €)
  • "La vie romantique d'Alice B" (M. Gideon ; Fleuve Noir ; 22.70 €)

Pour la maman historienne :

  • "Femmes de dictateur 2" (D. Ducret ; Perrin ; 23.70 €)
  • "Isis l'éternelle" (F. Quentin ; A. Michel ; 21 €)

Pour la maman "alternative" :

  • "Le guide de l'amateur de Malt whisky" (M. Jackson ; Solar ; 33,70 €)
  • Cigares (G. Tesson ; Hachette ; 28,20 €)

Pour la maman psychologue :

  • "Opération bonheur" (G. Rubin ; Belfond ; 21,70 €)
  • "De l'Amour" (R. Vaneigem ; Cherche- Midi ; 21,65 €)

Pour la maman dépassée :

  • "J'ai tout essayé "(I. Filliozat et A. Dubois ; Lattès ; 19,65 €)
  • "Calme et attentif comme une grenouille" (E. Snel ; Arènes ; 24,80 €)

Pour la maman bédéphile

  • "Une nuit à Rome" (Jim ; Bamboo ; 18.20 €)
  • "Restons calmes" (S. Bravi ; Casterman ; 15.00 €)

 Si votre maman ne  possède aucun de ces traits distinctifs, car -  comme chaque enfant le sait -  elle est unique, Molière pourra vous aider à trouver encore un million d'idées et dénicher le cadeau parfait pour l'auteur de vos jours.

Alors, plus de temps à perdre, foncez nous voir !

25avr/120

Coup de coeur Fantasy (jeunesse ou non) : Bordemarge

Entrer dans un monde parallèle par un passage magique, a priori, ce n'est pas très original. Bordemarge commence pourtant comme cela, modestement. Mais bien vite, tout s'emballe et le brio de l'auteur se déploie. Dans une mise en abyme bien amenée, l'héroïne, une bibliothécaire effacée, plonge dans un univers ayant pour fonds les romans de cape et d'épée ! Elle utilise sa connaissance du genre littéraire pour se défendre tant bien que mal des visées tyranniques d'un sombre empereur. En effet, dans cet univers de carton-pâte, l'existence des personnages est régie par les clichés du genre. On ne meurt pas si l'on est un personnage principal, on peut apprendre l'escrime en quelques heures, les blessures se referment vite et la fatigue ne se fait jamais sentir !

Des ficelles bien tirées, donc, et une fraîcheur dans l'intrigue qui font de ce petit roman français un page-turner bien agréable. A conseiller aux amateurs du genre, historique ou fantastique.

17avr/120

Fantasy jeunesse : Moi, sorcier en neuf leçons

Antoine, jeune collégien sans histoires, hérite du don de son grand-père Fulbert : il peut lire l'esprit des gens ! Partagé entre l'envie de se servir de son pouvoir pour charmer la jolie Sarah et utiliser ses talents à des causes altruistes, il découvre la responsabilité qu'engendre un tel legs et se met au service de la justice. Mais qui résisterait au plaisir de réussir une interrogation sans devoir étudier ?

Une série sympathique et rafraîchissante, à découvrir absolument ! A  conseiller aux jeunes lecteurs (9-11 ans) avides de fantastiques mais un peu effrayés par de gros volumes comme Harry Potter. On en redemande !

26mar/120

Les rivières de Londres

Quelle ville sied mieux à la fantasy urbaine que Londres, capitale de tous les imaginaires ?

L'agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu'au jour où le principal témoin d'un meurtre se révèle en être un... Le voilà propulsé apprenti de l'inspecteur Nightingale dans un service  chargé de réguler les actes des  êtres surnaturels, tels les incarnations des rivières de Londres.

Amateurs d'humour et de séries anglaises, ce livre ne peut que vous plaire. Aaronovitch nous offre un premier roman passionnant, drôle et bourré de références qu'on ne peut s’empêcher de dévorer d'un bout à l'autre.

Comparé par la critique à un mélange de Dr Who et X-files made in UK, je ne peux qu'acquiescer et l'imagine très bien adapté à la télévision par Steven Moffat lui-même.

 Marie

Ben Aaronovitch, "Les Rivières de Londres T.01 : Le dernier apprenti sorcier", éditions Nouveaux Millénaires, 18,50 €