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15nov/160

Animation jeux “Ecole des Loisirs”

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5fév/150

Maxime Chattam rencontre son public à la librairie Molière

C'est dans notre pays, à la librairie Molière à Charleroi, que Maxime Chattam a choisi d'entamer un court cycle de rencontres avec des lecteurs toujours plus nombreux. Télésambre était présent pour couvrir cet événement littéraire.

Ce mardi 3 février à 20h, l'un des romanciers à suspense les plus célèbres de France est venu rencontrer ses lecteurs à la librairie Molière à Charleroi. Les places, gratuites mais limitées à 250 privilégiés, ont été distribuées en l'espace de deux jours seulement.

Le Grenier de Molière, cette salle de conférences néo-gothique, réunissait l'auteur et ses lecteurs dans une ambiance tamisée en accord parfait avec celle de sa dernière œuvre. Maxime Chattam a d'abord été interviewé par Julian, libraire spécialisé en histoire et actualité, au sujet de son nouveau roman "Que ta volonté soit faite". Dans cet ouvrage, l’écrivain est sorti des sentiers battus pour plonger le lecteur dans une introspection qui met en question son propre rapport au Mal. Aucun doute : le romancier sait fasciner ses auditeurs comme il le fait avec ses lecteurs. Un silence presque liturgique envahissait la salle pendant qu'il se dévoilait derrière le rideau de scène de ce best-seller. Maxime Chattam a également évoqué ses œuvres favorites, ses techniques d’écriture ainsi que ses projets, et a expliqué qu’il rédige actuellement la suite de « La patience du diable ». Il a fait part de son étonnement chaque fois renouvelé lorsqu’il constate l’engouement pour ses nouvelles parutions, ce qui signifie, selon lui, que cette fascination pour le Mal concerne un très large public.

La séance de dédicaces qui suivait l'interview s’est déroulée dans la frénésie d'une passion partagée pour les récits à frisson. Malgré la foule pressée, la déférence du public envers l'écrivain était remarquable. Les compliments pleuvaient. En dépit d’une sollicitation médiatique extraordinaire et d’un succès prodigieux - rappelons que l'auteur a vendu pas moins de 4,5 millions de livres en France depuis ses débuts, et que ses œuvres sont traduites dans plus de quinze langues -, Maxime Chattam apprécie le contact avec ses lecteurs et accueille avec une grande ouverture leurs questions et réflexions sur son œuvre. Avec pas moins de vingt romans à son actif, ce ne sont pas les interactions qui manquent. Et il prend le temps nécessaire pour consacrer à chaque lecteur la plus sincère attention. Ses fans voient avant tout en lui un auteur qui ne triche pas. De toute évidence, Maxime Chattam doit le succès explosif de son nouveau roman à une plume enténébrée mais pragmatique qui sait comment réveiller la part sombre tapie en chacun de nous. Une rencontre privilégiée, intimiste, qui restera gravée encore longtemps dans les mémoires.CHATTAM05blogCHATTAM01blogCHATTAM02blogCHATTAM03blogCHATTAM04blog

3nov/140

Lecture de contes (jeunesse)

Ce samedi 8 novembre de 15h à 16h, nous donnons rendez-vous à vos petits bouts (de 4 à 8 ans) pour une heure de lecture jeunesse.

L'entrée est gratuite mais la réservation souhaitée, car nous limitons l'activité à une dizaine d'enfants.

N'attendez donc plus et envoyez-nous un mail de réservation à info@moliere.com, en précisant le nom et prénom des enfants participants.

N'hésitez pas à liker notre page Facebook afin d'être tenus au courant de toutes les animations (lectures, séances de dédicaces, conférences, etc.) organisées à la Librairie Molière !

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20fév/130

Une Librairie à la Foire du Livre

Envie de découvrir votre Librairie Molière comme vous ne l'avez jamais vue ? Rendez-vous à la Foire du Livre, à Tour & Taxis, du 7 au 11 mars.

Des séances de dédicaces ?

Non, madame...

Des livres à vendre alors ?

C'est presque ça !

Depuis plusieurs années, la Librairie Molière a évolué en répondant aux attentes de sa clientèle. Tantôt, elle déménageait pour l'accueillir dans un espace plus grand et plus chaleureux; tantôt, elle voyait ses rayons se modifier sous l'influence du marché. Molière vous aura accompagnés dans vos envies, vos moments de bonheur, de plaisir mais également lors de vos doutes, de vos réflexions et parfois de votre deuil. Aujourd'hui, la librairie et toute son équipe franchissent un obstacle et sautent à pieds joints dans la mare numérique.

Ainsi, depuis le 17 janvier, nombreuses sont les personnes à s'être rendues sur le site de vente moliere.com . C'est à cette occasion que la Librairie sera présente à la Foire du Livre. Ou serait-ce l'inverse ? Pour la première fois, la Librairie Molière osera s'annoncer parmi les grands noms d'éditeurs, de fournisseurs, d'auteurs. Elle y sera, non pour y vendre des livres ou organiser des séances de dédiceces mais bien pour présenter ce fameux site de vente, projet de longue haleine qui aura presque mis 2 ans à voir le jour.

Quel bonheur de flâner parmi les rayons, effleurant les pages légèrement rugueuses, s'émerveillant de la diversité, s'enivrant de l'odeur si particulière d'un lieu rempli de pages et d'encre. Toutefois, un accès facile à une place de parking peut poser problème; d'autant que les travaux de Rive Gauche -qui embelliront la ville basse- débuteront incessamment et bloqueront momentanément l'accès à la place Albert Ier. Ce site est donc un reflet de la librairie Molière telle que ses habituels chalands la connaissent et également une solution à ces problèmes de mobilité. Ainsi, on y retrouve les coups de coeur, les thématiques, les prix plume ainsi que les évènements qui se déroulent habituellement dans le Grenier. "Un clic, un livre", le slogan du site, est donc à l'image de cette envie de partager, avec tous, l'amour de la lecture.

C'est tout cela que la Librairie Molière et son équipe présenteront lors de la foire du Livre. Celle-ci aura lieu à Tour & Taxis, du 7 au 11 mars. Le stand de la librairie est le 232. Assez simple à repérer, il est situé juste à coté de la brasserie du salon.

D'autres informations sur le site de la Foire du Livre

21jan/130

Le Victor Hugo, bélandre immaculée à Charleroi

Cliquez sur l'image pour l'afficher en plus grand

 

Le 23 septembre dernier, venant de Strasbourg pour rejoindre Bruxelles et Anvers, le Victor Hugo a fait l’honneur à notre ville de remonter la Sambre ce dimanche-là, peu avant midi.

A vous de dire si c’est lui qui transfigure le confluent du canal Charleroi-Bruxelles et de la Sambre, ou si ce sont nos cheminées éteintes, fières et fragiles, qui donnent une touche d’humanité à la blancheur immatérielle du bateau. Nous, nous avons notre opinion.

Quoi qu’il en soit, à l’entame de 2013, cette rencontre riche de sens dans un lieu si interpellant, nous donne le coeur et la force de ne pas quitter le navire Carolo juste au moment où nous pouvons enfin croire à la renaissance de Charleroi. Au moment où nous avons le devoir de poursuivre notre contribution à ce grand chantier.

Merci à André et Béatrice

24mar/120

Antoine de Brabandere chante les tables de multiplication

Marco Rosano & Antoine de Brabandère

Il fallait oser sortir un CD à partir d'une leçon, avouons-le, rébarbative. Et pourtant... Ça marche ! Psychopédagogue, enseignant et pianiste, Antoine de Brabandère, Néo-louvaniste de 48 ans, propose un album entraînant de chiffres pour les élèves du primaire. Un concept didactique unique en Belgique francophone...

Depuis tout jeune, Antoine de Brabandère baigne dans une famille d'artistes. La convergence de ses diverses formations l'ont amené à prendre la direction des spectacles pédagogiques musicaux qu'il dispense dans les écoles primaires. "Quand j'ai suivi mes études d'enseignant, je me suis rendu compte que je n'avais pas intégré certaines matières et que j'avais un cerveau créatif très stimulé par les sons." Il reconnaît volontiers qu'il éprouvait des difficultés avec les tables de multiplication. Tout comme ses enfants, qui l'ont inspiré dans ce projet. Il a travaillé deux ans sur le CD avec le compositeur Marco Rosano. "Le plus dur, c'était de faire passer une émotion dans la litanie des tables par des phrasés naturels."

Résultat : des tables et des calculs sur fond de valse, de rock, de slow, d'électro-pop, avec les voix de 4 des 6 enfants d'Antoine de Brabandère et des 2 enfants de Marco Rosano pour les chœurs. La table de 7 posant problème pour les enfants, elle est chantées sur le style du slow "pour qu'on ait le temps de penser à la réponse".

Selon Antoine de Brabandère, toutes les générations apprécient ce disque en raison de la variété des émotions, des mélodies, de sorte qu'il n'y a pas de lassitude et pas d'amalgame entre deux tables. "Des grands-parents s'adressent à moi pour se le procurer. On a l'impression qu'ils compatissent pour leurs petits-enfants en difficulté !" Notre artiste-pédagogue se dit ravi du chemin parcouru. "Ce CD, c'est un peu un conte de fée au niveau de la consécration qu'il m'apporte. C'est une satisfaction énorme de voir le bonheur qu'il procure aux gens."

Antoine de Brabandère planche sur un album reprenant les compétences à acquérir en fin de 6ème primaire en néerlandais pour les francophones et sur l'enregistrement d'un disque de grammaire. Autre projet : décliner le CD des tables en une version pour la France où la litanie est inversée. Ici, on multiplie 1x2, 2x2, 3x2 ; là, c'est 2x1, 2x2, 2x3 ...

Infos : www.enchantant.be

Source : PlusMagazine ; n° 281 : Avril 2012, p.16

Vous pourrez retrouver Antoine et les enfants pour un
Showcase exclusif à la librairie Molière
LE 21 AVRIL à 15H00
(L'évènement sur FaceBook )

17août/110

Le rentrée littéraire se passe aussi au Grenier de Molière

Un petit aperçu de ce qui vous attend à la rentrée :

Samedi 10 septembre à 15h00 [Rencontre du Grenier] ALIOCHA VANDAMME ; « la Confession de Charleroi » ;

Dimanche 11 septembre : Ouverture exceptionnelle de votre librairie Molière ;

Vendredi 16 septembre à 15h30 [Dédicace BD] ADAM ; « Game Over » ;

Mercredi 5 octobre à 20h00 : PIERRE PIRARD ; « Vous n’êtes pas des élèves de merde » (en coll. avec le CAL);

Jeudi 6 octobre à 20h00 [Rencontre du Grenier] ARMEL JOB;

Vendredi 14 octobre à 20h00 [Rencontre du Grenier] NICOLE ROLAND ; « Kosaburo, 1945 »;

Vendredi 21 octobre à 20h00 [Rencontre du Grenier] SYLVIA PARDI ; l’Astronomie dans l’Ancienne Égypte;

Jeudi 17 novembre à 20h00 [Rencontre du Grenier] PHILIPPE BRUNET : l’Iliade (nouvelle traduction);

Samedi 10 décembre à 15h00 [Rencontre du Grenier] CHARLES MÉRIAUX ; « la France avant la France »

Et bientôt d'autres dates...

22juin/110

Charleroi, le monde "en couleurs"

"Vers Charleroi, le Pays Noir se fait plus fébrile, les usines se multiplient, le tumulte augmente, et les fumées, et les vénéneuses odeurs d'acides, de minerais, de métal chaud. La Sambre ondule comme un lent serpent, luisant, visqueux, les canaux sont noirs, leur eau lourde et grasse d'avoir purgé l'acier, refroidi la fonte, rincé les égoûts des tréfileries et des laminoirs. Des grues se dandinent, ouvrant et fermant avec une avidité stupide leurs énormes mâchoires. Des treuils dévident et enroulent des câbles sur lesquels filent, suspendus, des chariots. Des scories dévalent bruyamment le long de conduites de zinc ou de ciment qui enjambent la route. Des vapeurs rousses et grises pèsent sur la ronflante activité des ateliers.

"Sites brutaux!
soupire le doux Verlaine
"Oh ! votre haleine,
"Sueur humaine,
"Cris des métaux !"

Et le soir n'apporte aucune paix, le brasier semble alors plus ardent, rougeoit, lance de longs jets gazeux, crache la flamme par le gueuloir des hauts fournaux. L'enfer industriel gronde, cogne, chuinte, ahanne d'un énorme effort, produit... Le matériel aurait besoin d'être modernisé, les mines s'appauvrissent, et demain l'activité industrielle de la Belgique se déplacera vers le Limbourg. Mais le bassin de Hainaut a été depuis près d'un siècle la grande richesse du royaume. Si une inquiétude commence à peser sur le Pays Noir, l'ouvrier en bleu, en casquette, le puddleur, le tréfileur, le fondeur ne la ressent pas encore. Il gagne bien sa vie, des organisations syndicales ont garanti son salaire et ses heures de repos, il a chez lui du beurre, du lard, du café toujours tiède sur le poêle, et Charleroi est une ville gaie, vivante, pleine de brasseries, de cinémas, on y joue à la balle, à la crosse,  aux fléchettes, aux cartes en écoutant la T.S.F., on y parie sur les colombs.

Qu'on n'y cherche pas une église ancienne, un reflet du passé. Charleroi n'en a pas, c'est une ville artificielle, créée jadis de toutes pièces par un ministre du roi d'Espagne Charles II, qui lui donna son nom. Mais la forteresse était à peine achevée qu'elle était prise, sans coup férir, par Louis XIV. Personne n'y voulait habiter, il dut offrir des privilèges pour peupler la ville haute bâtie autour d'un église et d'un couvent, et l'esplanade de la ville basse. Longtemps ville de garnison, assez morose, Charleroi doit tout à l'industrie, et si elle est orgueilleuse, d'ailleurs avec raison, c'est de son Université du Travail, qui forme les techniciens et les chefs d'équipe et donne à l'ouvrier ses titres de noblesse.

Avec le soin et l'affabilité des femmes laides, qui savent souvent se rendre plus aimables que les jolies, Charleroi s'est donné des squares bien tenus, des avenues larges, des édifices cossus. Ses nuits sont animées, ses plus pauvres quartier égayés par un humour gouailleur, le verbe haut de ses commères, et les trilles des oiseaux en cage, à qui on a crevé les yeux mais qu'on cajole et gave d'os de sèche et de mouron, qu'on engage dans des concours qui passionnent toute la ville. Fanfares et chorales aux longs banquets bruyants, arrosés de bonne bière et plus volontiers encore de bourgogne, dont les gens de Charleroi sont si amateurs que des équipes se sont constituées pour se signaler les meilleurs crus.

Bals de faubourg au son de l'accordéon ou du piano mécanique. Comme le pinson dans sa cage de jonc, Charleroi siffle gaiement au cœur du Pays Noir."

par Suzanne Chantal, extrait de "Le Benelux, Belgique, Nederland, Luxembourg. Le Monde en Couleurs" aux éditions Odé Paris, paru en 1948.

22juin/110

Charleroi, le monde “en couleurs”

"Vers Charleroi, le Pays Noir se fait plus fébrile, les usines se multiplient, le tumulte augmente, et les fumées, et les vénéneuses odeurs d'acides, de minerais, de métal chaud. La Sambre ondule comme un lent serpent, luisant, visqueux, les canaux sont noirs, leur eau lourde et grasse d'avoir purgé l'acier, refroidi la fonte, rincé les égoûts des tréfileries et des laminoirs. Des grues se dandinent, ouvrant et fermant avec une avidité stupide leurs énormes mâchoires. Des treuils dévident et enroulent des câbles sur lesquels filent, suspendus, des chariots. Des scories dévalent bruyamment le long de conduites de zinc ou de ciment qui enjambent la route. Des vapeurs rousses et grises pèsent sur la ronflante activité des ateliers.

"Sites brutaux!
soupire le doux Verlaine
"Oh ! votre haleine,
"Sueur humaine,
"Cris des métaux !"

Et le soir n'apporte aucune paix, le brasier semble alors plus ardent, rougeoit, lance de longs jets gazeux, crache la flamme par le gueuloir des hauts fournaux. L'enfer industriel gronde, cogne, chuinte, ahanne d'un énorme effort, produit... Le matériel aurait besoin d'être modernisé, les mines s'appauvrissent, et demain l'activité industrielle de la Belgique se déplacera vers le Limbourg. Mais le bassin de Hainaut a été depuis près d'un siècle la grande richesse du royaume. Si une inquiétude commence à peser sur le Pays Noir, l'ouvrier en bleu, en casquette, le puddleur, le tréfileur, le fondeur ne la ressent pas encore. Il gagne bien sa vie, des organisations syndicales ont garanti son salaire et ses heures de repos, il a chez lui du beurre, du lard, du café toujours tiède sur le poêle, et Charleroi est une ville gaie, vivante, pleine de brasseries, de cinémas, on y joue à la balle, à la crosse,  aux fléchettes, aux cartes en écoutant la T.S.F., on y parie sur les colombs.

Qu'on n'y cherche pas une église ancienne, un reflet du passé. Charleroi n'en a pas, c'est une ville artificielle, créée jadis de toutes pièces par un ministre du roi d'Espagne Charles II, qui lui donna son nom. Mais la forteresse était à peine achevée qu'elle était prise, sans coup férir, par Louis XIV. Personne n'y voulait habiter, il dut offrir des privilèges pour peupler la ville haute bâtie autour d'un église et d'un couvent, et l'esplanade de la ville basse. Longtemps ville de garnison, assez morose, Charleroi doit tout à l'industrie, et si elle est orgueilleuse, d'ailleurs avec raison, c'est de son Université du Travail, qui forme les techniciens et les chefs d'équipe et donne à l'ouvrier ses titres de noblesse.

Avec le soin et l'affabilité des femmes laides, qui savent souvent se rendre plus aimables que les jolies, Charleroi s'est donné des squares bien tenus, des avenues larges, des édifices cossus. Ses nuits sont animées, ses plus pauvres quartier égayés par un humour gouailleur, le verbe haut de ses commères, et les trilles des oiseaux en cage, à qui on a crevé les yeux mais qu'on cajole et gave d'os de sèche et de mouron, qu'on engage dans des concours qui passionnent toute la ville. Fanfares et chorales aux longs banquets bruyants, arrosés de bonne bière et plus volontiers encore de bourgogne, dont les gens de Charleroi sont si amateurs que des équipes se sont constituées pour se signaler les meilleurs crus.

Bals de faubourg au son de l'accordéon ou du piano mécanique. Comme le pinson dans sa cage de jonc, Charleroi siffle gaiement au cœur du Pays Noir."

par Suzanne Chantal, extrait de "Le Benelux, Belgique, Nederland, Luxembourg. Le Monde en Couleurs" aux éditions Odé Paris, paru en 1948.